1. L’APHG rejette l’usage de l’IA pour générer de faux documents historiques ou géographiques (images, photographies, vidéos) sous prétexte de réalisme, d’interactivité et de mieux transmettre le passé ou la perception de l’espace, peu importe l’auteur de ces faux et le but recherché.![]()
2. L’APHG rejette définitivement l’usage de l’IA pour faire dialoguer les plus jeunes avec des personnages historiques par écrit, la voix ou l’image, de quelque époque que ce soit. Comme elle n’a jamais accepté certains jeux sérieux mettant en scène la Shoah, elle n’accepte pas l’usage de l’IA pour en faire un outil de témoignage, alors même que tant de documents existent et constituent des sources historiques précieuses.![]()
3. L’APHG appelle à un discernement collectif sur les plateformes utilisées par les enseignants ou les élèves, dont certaines sont mises au service d’un projet anti-démocratique et contraire à la protection des libertés fondamentales.![]()
4. L’APHG considère que la détection de l’IA, ses détournements, ses risques économiques et environnementaux, les exemples de manipulation sont des objets d’enseignements à part entière sur cette technologie, en particulier dans le cadre de l’éducation aux médias et de la prévention du harcèlement scolaire.![]()
5. L’APHG appelle le ministère de l’Éducation nationale et le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche à renforcer les garde-fous éthiques et les lignes rouges sur l’usage de l’IA, à alerter davantage sur les risques de dépendance cognitive qui menacent les élèves et étudiants utilisant à mauvais escient l’IA.
Nous tenons à ce que nos enseignements restent émancipateurs et continuent à former l’esprit critique des citoyennes et citoyens de demain.
Le comité national de l’APHG, le 13. XII. 2025