Le petit Larousse de l’histoire de l’art
Compte-rendu de lecture / Histoire de l'art
Le 30 août 2018
BROCVIELLE Vincent, Le petit Larousse de l’histoire de l’art, Paris, 2017, 347 p.
(illustrations, chronologie, bibliographie, index des artistes)
Sans tomber dans une mondialisation effrénée, on regrettera une sélection étroite dans l’espace (rien sur les arts premiers, sur l’Islam, la Chine, l’Inde ou le Japon) et dans le temps (pas de chapitre sur la Préhistoire) : on voit mal pourquoi faire commencer l’art avec l’écriture (p. 8 )?
La construction de l’ouvrage, abondamment illustré, est fondée sur une tranche chronologique partant des « grands événements » en majorité européens et pas toujours pertinents pour traiter des courants artistiques : apparition de l’écriture, diffusion de la Bible, développement de l’imprimerie, les siècles d’or (17e et 18e siècles), fondation du musée du Louvre, l’apparition de la photographie, le premier ordinateur (ouverture à l’art américain).
Chaque tranche est introduite par une synthèse de ses principales étapes avec des encarts pour les dates des œuvres les plus marquantes, suivie de plusieurs chapitres consacrés soit à une culture (art sumérien), soit à un style (art roman), soit à un artiste (Giotto) comprenant un texte de présentation et un ou plusieurs chefs-d’œuvre commentés.
J’émets plusieurs réserves sur les pages à portion congrue (25 pages) consacrées à l’Antiquité polythéiste qui prendrait fin en 400 ! Le titre du premier chapitre, l’art sumérien, est erroné ; il aurait pu s’appeler l’art mésopotamien en soulignant que ce terme géographique comprend plusieurs cultures différentes de la fin du IVe jusqu’à la fin du Ier millénaires a. C. : cités-états du pays de Sumer (étendard d’Ur), empire d’Accad (stèle de Naram-Sin), Babylone dont l’exemple choisi est un document tardif trop complexe dont la partie centrale est insuffisamment expliquée, le code d’Hammourabi convenait mieux ; par ailleurs Assur est oublié (Khorsabad).
D’autres arts de l’Antiquité ne sont pas mentionnés : Perse achéménide, Phénicie, Étrusques alors que l’art grec, règne du Beau, est privilégié par rapport à Rome qui « pille ses voisins » ; noter que le marbre délien du Diadoumène, copie hellénistique, était doré à la feuille.
© Marie-Christine BUDISCHOVSKY pour Historiens & Géographes – Tous droits réservés. 30/08/2018.
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