Guerre, État, société en France de 1851 à 1945 (1)
Par Dominique Lejeune 1
Intro. :
la France est, au milieu du XIXe siècle, depuis longtemps une nation, une
« communauté imaginée » (Colette Beaune) depuis le Moyen Âge, les Français sont patriotes. Siéyès dans Qu’est-ce que le Tiers État ? a défini la nation comme « un corps d’associés vivant sous une loi commune et représenté par la même législature ». Autrement dit pour lui la communauté nationale se définit par référence à l’organisation politique : c’est l’État-nation qui identifie la nation à l’État. Mais en ce début du XXIe siècle (l’Europe…) cette indentification de la nation à l’État est remise en question
les guerres ont joué un rôle décisif, en imprimant une marque profonde au sentiment national, modifiant sa force, son étendue et son contenu. L’ « éternel retour des guerres », selon la formule-titre de Patrick Fridenson et Nathalie Moine 1. Et ils ajoutent aussitôt, parodiant,la célèbre formule de Clemenceau : « La guerre est une chose trop sérieuse pour la laisser à l’histoire militaire » !
le terme de « pacifisme » apparaît pour la 1ère fois, sous la plume d’un certain Richard de Radonvilliers, en 1845
une forme de guerre civile avec juin 1848, la résistance au coup d’État, mais pas au programme, lequel insiste bien sur le fait que ce n’est pas de l’histoire-bataille, paraphrasant sans le savoir ( ?) Hobbes : « Car la guerre ne consiste pas seulement dans la bataille et dans les combats effectifs »
les « aventures extérieures » du Second Empire, mais le grand conflit franco-allemand de 1870-1871, une première « débâcle », pour reprendre le mot-titre de Zola, aux conséquences très importantes
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