Clemenceau au front
Compte-rendu de la rédaction / Grande Guerre
Le 18 juin 2016
Samuël Tomei. Clemenceau au front. Editions Pierre de Tailhac / Ministère de la Défense, Paris 2015, 172 pages, 14,90 euros
Clemenceau avait déjà comme président de la commission-armée du Sénat visité le front en 1915, 1916. Comme Président du Conseil malgré ses occupations il ne va cesser de se rendre sur le front visitant les tranchées françaises mais aussi américaines, britanniques, belges, portugaises, russes. Il le fait en toute simplicité voulant tester le dispositif de défense sur place, renforcer le moral des poilus et de l’opinion. Les rencontres décisives à Doullens pour confier à Foch la responsabilité du commandement suprême des armées alliées sur le front sont ainsi relatées.
Chaque voyage est l’objet d’une carte pour le situer, d’un récit par un témoin, le général Mordacq, son chef de cabinet militaire en est souvent un très assidu C’est un fidèle de Clemenceau, son bras droit. Parfois le récit est de Poincaré, son adversaire politique. Des photos du Tigre avec son chapeau, sa canne, son costume illustrent l’album. Son style, ses vêtements, ses moustaches, ses chapeaux, sa gouaille, font la joie des caricaturistes.
40 voyages ont été comptabilisées pour les tranchées, 40 pour le QG. La direction de la guerre, c’est le pouvoir civil, l’exécution, c’est le pouvoir militaire. Le but est de coordonner l’action des alliés, de veiller à l’exécution de la stratégie, d’insuffler l’énergie de la victoire. Arpenteur des tranchées malgré son âge, héraut des poilus, Clemenceau exerce une fascination chez ses contemporains. L’auteur Samuel Tomeï montre bien le rôle de Clemenceau dans la conduite de la guerre sur le terrain.
© Hubert Tison – Tous droits réservés. 7 juin 2016.
© Les services de la Rédaction d’Historiens & Géographes, 07/05/2016. Tous droits réservés.